Ce matin du 21 janvier 2010, Jacques Martin s’en est allé rejoindre Hergé, Edgar P. Jacobs, Paul Cuvelier et Bob de Moor. Il avait 88 ans.

C’est non seulement une triste nouvelle que d’apprendre la disparition de cet immense auteur de bande dessinée mais aussi tout un pan de notre enfance et de notre imaginaire qui s’en va avec. Jacques Martin, c’était tout d’abord un homme entier. Intransigeant que ce soit avec lui-même ou avec les autres, une énergie et une résistance au travail incroyable. Autant de qualités et de défauts qui lui ont donné les ressources nécessaires pour affronter toutes les épreuves qu’une vie dure permet de traverser. Sans son célèbre caractère, nul doute qu’il n’aurait jamais pu s’imposer comme le pionnier et le maître incontesté de la bande dessinée historique.

Avec plus de soixante années de talent et de créativité au service de la bande dessinée, l’œuvre de Jacques Martin aura marqué plusieurs générations de lecteurs... Elle restera pérenne. Désormais, Alix, Lefranc, Jhen, Orion, Kéos ou Loïs font partie des œuvres classiques, du patrimoine de la culture franco-belge.

Jacques Martin possédait une immense qualité, une de celles que peu de très grands auteurs peuvent se vanter d’avoir : il aimait profondément ses lecteurs et ne rechignait jamais à les rencontrer. Sa porte était toujours ouverte à ceux qui n’y étaient pas invités, il était capable de consacrer des heures à tenir la conversation avec un parfait inconnu passé demander une dédicace. Pour le plaisir de vivre ces petits moments de grâce. Un formidable sens de l’amitié pour tous celles et ceux qui ont eu la chance de partager avec lui.

Merci de nous avoir fait rêver, Monsieur Martin.

hommage

Christophe Fumeux, Stéphane Jacquet, Marc Jailloux , Bernard Van Hauwaert et tous Les enfants d’Alix.