08 février 2010
Iorix le Grand
Le 2 février 1971 débute la première partie de Iorix le Grand,elle se termine le 17 août 1971 . La seconde partie commence le 15 février 1972 et se finie le 28 mars 1972. Je ne connais pas les raisons de cette longue interruption (plus de 6 mois!). L'album sort en 1972.
Nous vous proposons ici le cul-de-lampe de Iorix le Grand. Pour dessiner cet album, Jacques Martin utilisait un format de planche 48.5x36.5 cm. Encre de chine.
07 février 2010
Le gorille
Retrouvez Jacques Martin en vidéo, narrant une aventure inédite d'Alix, sur le blog des archives de J.Martin.
06 février 2010
Scoop: 2 couvertures pour Le Grand Duc D'Occident
L'aventure de Jhen que dessine actuellement Thierry Cayman sortira avec 2 couvertures différentes! En effet, l'histoire se déroulant principalement à Bruges et à Bruxelles, l'idée de deux couvertures à été soulevée chez Casterman et finalement décidée.
En attendant, voici le crayonné de la planche 7 ! A regarder sans modération!
04 février 2010
Le chatiment, la première planche en couleurs
André Taymans a eu la gentillesse de nous envoyer, en exclusivité, la première planche de la nouvelle aventure de Lefranc, qu'il dessine avec Erwin Dreze, sur un scénario de Patrick Delperdange. Les couleurs sont réalisées par son complice de toujours, Bruno Wesel.
A propos de cet album, voici ce que disait Erwin Dreze au journal ''Vers l'avenir'' - Brabant Wallon du vendredi 22 janvier 2010, au lendemain du décès de Jacques Martin.
"Je termine avec Taymans un nouveau Guy Lefranc qui va s'appeler Le chatiment. C'était d'après une idée à lui et il nous avait donné des indications de mise en scène."
03 février 2010
L'hommage de Patrick Weber
Patrick Weber a écrit un bel hommage sur son site. Il a accepté que je le publie ici.
Et à titre personnel, j'aimerai que Patrick continue a travailler sur la geste Martinienne.
C'est avec beaucoup de tristesse que j'ai appris le décès de Jacques Martin. Comme beaucoup d'autres, j'ai eu la chance et l'honneur de travailler avec ce grand maître de la bande dessinée. Ma passion pour l'univers Martin ne date pas d'hier. J'ai appris à aimer la BD, l'histoire, l'archéologie et l'histoire de l'art à travers ses albums. C'est probablement son influence qui m'a donné envie de me lancer dans des études d'histoire de l'art, puis dans la bande dessinée. Quand Casterman m'a contacté pour travailler sur la geste martinienne, j'ai concrétisé un de mes plus beaux rêves. En quelques années, j'ai eu l'occasion de travailler sur plusieurs titres de Loïs (Le Code Noir, Monsieur Frère du Roi, L'Appolon de Sang), Lefranc (La Momie Bleue), Alix (L'Ibère, Le Démon du Pharos et La Cité Engloutie) sans oublier un superbe ouvrage d'entretien consacré à ses Dessins de Guerre. Chacune de nos rencontres dans son havre du Brabant Wallon a été un grand moment pour moi. C'était fascinant d'être face à un homme de son âge qui conservait, intacte, la même curiosité, la même envie de créer. Nous parlions pendant des heures et Jacques rebondissait d'une idée à l'autre. Des idées, il en avait des centaines pour de futurs albums, de nouvelles séries. Il fallait parfois bien s'accrocher pour le suivre! Bien sûr, tout n'a pas toujours été simple et chacun connaissait le fort caractère du maître. Mais cela faisait partie du personnage et, à titre personnel, je n'ai jamais eu à m'en plaindre. Travailler dans l'univers martinien m'a aussi permis de rencontrer d'excellents dessinateurs comme Francis Carin, Ferry, Olivier Pâques et Christophe Simon. À titre personnel, je suis particulièrement fier de certains travaux comme le dernier Loïs "Monsieur Frère du Roi" et aussi Alix "Le Démon du Pharos". Je n'en suis pas fier d'un point personnel mais parce que j'ai le sentiment, qu'en effectuant mon travail de scénariste, j'ai marché dans les traces de Jacques. Je suis resté fidèle à l'histoire tout en racontant une histoire bien charpentée. La BD strictement didactique ne présente pas d'intérêt ... C'est la même chose pour les romans. Dumas, Hergé, Jacobs et Martin l'ont bien compris. Je me rappelle d'une de mes visites auprès de Jacques. Il était dans son bureau, plongé dans la pénombre et face au buste qui le représentait et qui lui avait été offert. Le maître face à son double sculpté, comme s'il était entré de son vivant dans la légende de la BD. Je n'oublierai jamais cette image. J'ignore ce qu'il adviendra de son oeuvre ni si j'aurai encore l'occasion d'y participer mais je tiens à remercier Jacques qui a d'ores et déjà rejoint le panthéon des grands créateurs. Merci de m'avoir fait rêver et voyager. Et d'une certaine manière, merci d'avoir orienté ma vie vers le monde merveilleux de l'histoire et de ses mystères.
Patrick Weber
Paris, 23 janvier 2010
01 février 2010
Les débuts du journal Tintin
Après le post sur Lefranc au secours des sinistrés d'Haïti http://www.croix-rouge.be/, notre reporter Bernard Van Hauwaert revient de la visite d'une très belle exposition où il a decouvert une vrai rareté...
"Quelle belle occasion de reprise que cette exposition à Quaregnon (Mons - Belgique) sur le thème "Les débuts du Journal Tintin" car elle nous replonge 60 ans en arrière.
Cette exposition a lieu à la maison culturel, rue Jules Destré de Quaregnon jusqu'au 14 février 2010.
Il y est présenté de grands noms de la BD ayant participé au renom du journal tels que Hergé, Jacobs, Cuvelier, Laudry, Vandersteen et Martin.
La principale attraction de l'exposition étant bien sûr une partie des objets que l'on obtenait avec les points Tintin.
Concernant Jacques Martin ,il y a très peu de choses: la médaille Rombaldi, le petit carnet pour les 20 ans d'Alix et beaucoup de chromos "Voir et Savoir" dont, rappelons le, Jacques Martin fût le Directeur de la Collection.
Vous allez nous dire que s'il y a peu de choses, pourquoi en parler??!!!
Et bien tout simplement parce que, concernant Jacques Martin, les organisateurs exposent une pièce que nous estimons "extrêmement rare, voir inconnue"!!!
Il s'agit d'un présentoir 2D pour le "Thermogène".
Sur le blog des archives de Jacques Martin (lien à gauche) vous avez pu voir des projets d'affiches et de présentoirs mais celui là, à ma connaissance, jamais!!
Jacq Martin à prit comme base de départ l'affiche de Cappiello Leonetto dans les années 1930 pour créer son présentoir.
Eh oui, vous lisez bien, il a signer Jacq! Cette signature n'est pas courante dans l'œuvre de Jacques Martin, le dessinateur l'utilisa au tout début de sa carrière.
En voyant ce présentoir, ne ne pouvons pas faire autrement que de repenser aux aventures d'Œil de Perdrix et d'y voir sa patte de l'époque.
Nous ne savons malheureusement pas si elle fût créer avant ou après Œil de Perdrix (le secret du calumet, épisode d'Oeil de Perdrix date de 1947), mais qu'importe, cet objet fait partie des nombreuses choses que nous ne connaissons pas encore de lui et qui nous pousse à continuer nos recherches.
Comme à chaque fois, si l'un d'entre vous à des informations complémentaires à nous fournir nous nous ferons un plaisir de compléter cet article.
Bernard Van Hauwaert /Alix Mag'- EDA - Février 2010
31 janvier 2010
Lefranc au secours des sinistrés Haïtiens!
En effet, le groupe Facebook "Un coup de crayon pour Haiti", lance en collaboration avec La Croix-Rouge de Belgique, une vente aux enchères d'originaux, dessins ou de planches de BD, dont les bénéfices seront intégralement versés sur le compte de la Croix Rouge. Les enchères débutent lundi 1er Février.
André Taymans et Erwin Drèze s'associe à ce projet en mettant aux enchères une très belle planche de Londres en péril. Il s'agit de la planche 38 de cette excellente aventure de Lefranc. Encre de chine. 42cm x 30cm. Le prix de départ est de 650 € .
Pour plus d'infos: http://www.croix-rouge.be/

30 janvier 2010
L'hommage de Frédéric Bury
A priori, les lecteurs des albums de Jacques Martin ne connaissent pas le docteur Frédéric Bury. Mais il fût un ami très proche du Maître, avec qui il partit en Egypte. Il a également aidé Jacques Martin a écrire la Momie Bleue en lui fournissant de la documentation et de judicieux conseils.
Il a voulu rendre un dernier hommage à Jacques Martin, sensible et émouvant.
Monsieur Martin et Cher Maître,
Je vous remercie pour tout. Tout ce que vous avez apporté dans ma vie. Les histoires. Les images. Les moments. Les voyages. Pour toutes ces choses qui furent tellement belles à vivre, de tout cœur grand merci.
Je n’ai finalement qu’un regret à exprimer, c’est de n’être pas venu à vous plus tôt dans ma vie. Car longtemps je vous ai cru inaccessible et intouchable, comme bien d’autres auteurs qui s’enferment si vite dans la tour d’ivoire de leur orgueil démesuré. Pourtant il n’en était rien de vous qui étiez toujours prêt à rencontrer vos lecteurs, quels qu’ils soient. Et à leur parler, parfois même des heures durant, jusqu’à ce que l’amitié s’en vienne. Et même si votre fort caractère et votre immense personnalité en divisaient parfois certains, ils étaient pourtant les essences nécessaires à l’expression de votre énergie créatrice.
Cette énergie qui faisait briller vos yeux de toujours plus d’idées, de rêves et d’aventures, comme les miens brillent ce soir de vide, de tristesse et de solitude en vous écrivant ce dernier mot. Mais si nul n’est ici éternel, si la pendule du salon aura toujours raison, chacun de nous marquera toujours ce monde de son empreinte personnelle. Et quelle empreinte de géant vous nous avez laissé.
Ainsi, un beau soir de printemps, deux rêveurs assis sur la rive des vivants, au bord du Nil éternel, contemplaient la beauté millénaire du dieu Râ se mourant lentement derrière la chaine Libyenne. Nous discutions d’une certaine momie lorsque je vous exprimais un moment mon constant étonnement face à la qualité et à l’ampleur de toute votre œuvre. « Je suis l’oiseau rare du neuvième art » me disiez-vous alors.
Et à juste titre car c’est quasi toujours solitaire et indépendant que vous avez acquis la maîtrise absolue des différents domaines de la création d’une histoire en bandes dessinées. De l’idée lumineuse de départ jusqu’à son final aboutissement en album magnifique.
Si tous les médecins du monde voulaient se donner la main, peut-être que les malades d’ hier seraient guéris demain. Un rêve… Mais il faut rappeler aussi que vous avez vécu plus de 88 ans. Des années d’une incroyable vie si riche et passionnante. A voyager, écrire, lire, dessiner et surtout à créer. Pour nous faire rêver tous à chaque fois un peu plus en nous léguant tous ces albums élégants. Une réalité…
L’oiseau rare s’est donc finalement envolé vers la Vallée des Rois.
Mais en relisant ce matin ‘La tour de Babel’ j’ai compris que vous n’étiez jamais vraiment parti. Car Alix et Lefranc, héros de papier immortels, ont toujours été vous-même à part entière, dans toutes leurs multiples aventures entre rêve et réalité. Ils furent ainsi pour moi des modèles à suivre à une époque ou l’image d’un juste père faisait tristement défaut. Et ils le sont toujours.
En fait je ne suis pas seul. Nous ne le sommes pas. Ni moi ni les légions d’autres lecteurs. Car vous êtes toujours là avec nous. Dans tous ces albums passionnants qu’il nous suffit simplement d’ouvrir et de relire pour enfin vous retrouver, cher Maître. En rêve. Et en réalité.
A bientôt Monsieur Martin.
Et encore merci.
Frédéric Bury dessiné par Francis Carin dans la momie bleue
La momie bleue par Francis Carin.
29 janvier 2010
L'hommage de Marco Venanzi
"Ma première rencontre avec Jacques Martin date d’il y a une bonne trentaine d’années, comme pour beaucoup d’enfants j’ai été un de ces nombreux gamins qui n’ont pas pu détacher leurs yeux d’un album à tranche toilée rouge portant en guise de titre générique « LES AVENTURES D’ALIX ». Quel avide lecteur n’ai-je pas été ! Le jeune amateur de bandes dessinées que je fus a découvert qu’il n’y avait pas que les méchants qui mourraient, qu’un héros pouvait avoir des faiblesses et, avec un certain émoi, que des femmes pouvaient tenir une place dans les publications destinées à la jeunesse de l’époque!… Un jour moi aussi je serai dessinateur de bandes dessinées !...
Quelques années plus tard, encore étudiant ce fut ma deuxième rencontre… Fraîchement rompu aux techniques de la narration et du dessin c’est en connaisseur que j’ai redécouvert la qualité du travail de Jacques Martin, la précision de ses dessins, la justesse des proportions et la maitrise des perspectives. A cette époque il fut le seul à me mettre durement en garde contre les difficultés du métier que je souhaitais embrasser.
Enfin, il y a peu, j’ai découvert en intégrant son entourage professionnel, une personne prête à accorder sa confiance aux auteurs dont il reconnaissait le travail. C’était aussi un homme de caractère ! Parfois exigeant à l’extrême. Passionné par le dessin, il subissait comme une punition la maladie qui lui rongeait la vue le privant de rectifier d’un coup de crayon une maladresse de l’un ou de l’autre. En quête permanente d’excellence, il était tel avec lui même qu’il l’était avec nous.
Une personnalité du 9° art nous à quitté."
Marco Venanzi
Pour le plaisir des yeux, voici un détail d'une planche du Prince du Nil.
Car non seulement d'avoir été un grand scénariste, Jacques Martin était un grand dessinateur.
Merci , Maître, pour le rêve donné aux lectures de vos albums, rêve qui va se poursuivre car Alix, Lefranc, Jhen, Orion, Loïs vont continuer à vivre de nouvelles aventures, et ça , c'est magique!
Stéphane Jacquet.
28 janvier 2010
Des extraits d'Alix à Angoulême
Le dessinateur Blutch , président du festival d'Angouleme, avait prévu de longue date de rendre hommage à Jacques Martin à l’occasion du spectacle qu’il donnera au théâtre d’Angoulême samedi 30 janvier.
Des extraits de L’île maudite et du Dieu sauvage seront lus par Matthieu Amalric et Michael Lonsdale qui nous permettront de placer l'œuvre de Jacques Martin, déjà immortelle, parmi les vivants.
Pour plus d'infos

















