Alix Mag', actualité sur l'oeuvre de l'univers créé par Jacques Martin, le père d' Alix, Lefranc, Jhen, Orion et Loïs.

22 mai 2018

Lefranc s'expose à la librairie Bulles en tête

La librairie Bulles en tête organise une exposition-vente des planches de Régric issues du dernier Lefranc: La stratégie du chaos.

Bonne nouvelle:  Régric dédicacera son album à la librairie les 1er et 2 juin.

Invitation Regric 2018

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21 mai 2018

Quelques news du monde Martinien...

Lefranc, les webzines les enfants d'Alix et une vidéo avec Jacques Martin au programme de ce post.

Les enfants d'Alix sont de retour...enfin, presque car Raymond Larpin a remis en ligne tous les numéros de notre webzine. A (re)découvrir en cliquant sur l'image.

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Retrouvez Jacques Martin au festival de Perros-Guirec en 1998, où il était invité d'honneur, ainsi que le jeune Christophe Simon qui venait de terminer son nouvel Orion, "Le pharaon". Cliquer sur la photo.

jacques M

 

Régric nous l'apprend sur son blog: durant le festival BD Hanret, ce dessin original de Guy Lefranc, en couleurs directes sera mis en vente aux enchères... Avis aux amateurs! 

lefranc by regric

 

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19 mai 2018

Le site Alix Senator est en ligne

"La puissance et l'éternité",  clôt de manière remarquable ce second cycle.

Pour prolonger la lecture, tout ce que vous voulez savoir sur le tome 6 (et les autres) d'Alix Senator est désormais sur le site de la série : nouveaux personnages, nouveaux lieux et toujours les vrais/faux pour distinguer l'historique du romanesque dans l'album.(cliquer sur l'image)

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11 mai 2018

Le serment du gladiateur primé à Nîmes

Le samedi 26 mai prochain sera remis à Marc Jailloux le prix Annie Peysson de la BD antiquisante .

Alix Mag' sera sur place pour couvrir cet événement.

Prix2018-MarcJailloux (2)

 

 

 

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07 mai 2018

Analyse d'une planche du Dieu sauvage

A une époque qui reste dominée par la profusion des albums et des « graphic novels », il devient utile de revoir la bande dessinée à travers une simple séquence d’images. Cette approche n’est bien sûr pas nouvelle mais se révèle très intéressante.

Un article signé Raymond Larpin.

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 Recherche de Jacques Martin pour la couverture de l'album

 Au siècle dernier, la BD se lisait dans les journaux et le jugement se formait alors rapidement, après la simple lecture d’une planche. Le plaisir du feuilleton était l’attrait principal des grandes séries, et c’est la page (plutôt que le strip) qui fût l’unité sur laquelle s’est construite la BD francophone. Soulignons aussi que les grands classiques belges les composaient avec une extrême minutie, et cette caractéristique incite aujourd’hui les amateurs à considérer les planches originales comme de véritables œuvres d’art.  

Jacques Martin accordait lui aussi beaucoup d’importance à ses planches, et c’est ainsi que je vais évoquer mon album favori, le Dieu Sauvage, en me contentant d’en analyser une seule. Cette technique permettra, je l’espère, d’identifier certaines particularités qui font le charme de cet album.

Dans le même ordre d’idée, pour mieux comprendre le travail de l’auteur,  il me semble plus révélateur d’analyser une page ordinaire. C’est ainsi qu’au lieu de choisir un moment marquant, j’ai retenu la planche 15, soit un moment qui prolonge le récit sans y ajouter d’événement spectaculaire. Elle se caractérise par une certaine unité d’action, et je vais commencer par vous la montrer en entier. A première vue, elle est relativement anodine, avec ses cases souvent disposées d’une manière symétrique, en formant des bandes assez régulières.

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 Un petit rappel de l’intrigue est bien sûr nécessaire. Tout commence avec l’arrivée d’Alix et Enak dans le port d’Apollonia,  une colonie romaine encore en voie de construction sur la côte libyenne. Ils sont accompagnés d’Heraklion, le « dernier spartiate », et découvrent qu’ils ont été attirés sur place par un faux message. Alix craint que cette invitation ne cache un piège et va visiter Tiburce Carone, le gouverneur des lieux. Le lendemain, tandis que l’on découvre une statue gigantesque aux étranges pouvoirs, Alix apprend qu’Heraklion a disparu en traversant le quartier des marchands. Il part à sa recherche en compagnie d’Enak, et c’est à ce stade du récit que l’on découvre la première case.

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Cette première image parait banale au sein de la planche toute entière, mais elle devient plus intrigante une fois qu’elle est isolée et agrandie. Elle frappe d’abord par sa profondeur et sa géométrie rigoureuse, et nous  rappelle l’importance que Jacques Martin donnait aux règles de la perspective. La position des personnages donne à la scène un certain réalisme et la case devient une sorte d’invitation au voyage. Situé dans le dos d’Alix et d’Enak, l’œil du lecteur essaie en vain de découvrir les secrets de cette rue « mal famée » et il a envie d’en savoir plus. C’est ainsi que cette image sert d’introduction à « la visite du quartier des marchands », un titre qui pourrait d’ailleurs résumer l’ensemble de la page.

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 Pour un bon illustrateur, savoir créer des figurants  bien typés est une qualité primordiale. Un petit croquis vaut mieux qu’un long discours et, après avoir évoqué ces marchands asiatiques d’une manière péjorative, Jacques Martin précise sa description en dessinant leurs portraits. Il fait apparaître en gros plan trois individus dont les physionomies repues et satisfaites réveillent spontanément un sentiment d’antipathie. Sont-ils perses, chaldéens ou phrygiens ? Le lecteur ne se pose pas trop la question car leurs silhouettes s’estompent progressivement dans l’obscurité du décor. L’œil se fixe plus volontiers sur Alix et ses amis qui, bien que relégués à l’arrière-plan, restent exposés en pleine lumière et au centre de la case. Après une brève réflexion, on admettra que cette mise en scène évoque irrésistiblement la manière de certains peintres classiques, dont Jacques Martin a toujours revendiqué l’influence.

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 La troisième image, qui est une case de transition, nous confirme que l’auteur veut placer Alix et Enak au second plan. L’image se focalise ici sur un élément du décor (une colonne) alors qu’elle choisissait auparavant des personnages secondaires. L’auteur préfère décrire les lieux, avant d’exposer les attitudes et les sentiments de ses personnages. Remarquons aussi la manière avec laquelle il s’applique à rendre insolites des scènes relativement banales. Tandis qu’Alix et son guide commentent leur traversée du quartier, puis la maison qu’ils vont visiter, Jacques Martin les observe avec hauteur, un peu perdus dans le décor, en utilisant un vif mouvement de plongée. Les vieilles pierres prennent l’ascendant sur les personnages et cette colonne toute simple en devient presque spectaculaire.

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La case précédente annonçait une clepsydre et on peut se demander comment celle-ci va être maintenant représentée ? En fait, Jacques Martin évite de multiplier des explications et les détails qui pourraient l’éloigner de son récit. Une notice en bas de page précise au lecteur que la clepsydre est une horloge à eau, tandis le dessinateur nous montre en gros plan la création de statues décoratives qui entourent un simple cadran. Il vaut mieux ne pas chercher à comprendre le fonctionnement de cette machine, mais on peut admirer la précision de cette image qui s’attarde sur les artisans en plein travail. Avec sa profusion de détails, la case se transforme en un véritable petit tableau. Au passage, on y apprend aussi qu’Heraklion reste introuvable, car les cases restent au service du récit.

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 La cinquième vignette est dessinée de manière plus simple, mais elle est tout aussi harmonieuse. Elle est consacrée au désespoir d’Enak, qui se sent coupable de la disparition du jeune grec. Il ressort de la clepsydre (si la maison peut être nommée ainsi) tandis qu’un jeune africain s’en approche en portant un plateau de pots de couleurs. De nouveau, Jacques Martin place un personnage secondaire au premier plan mais il a cette fois une intention bien précise. Nous ne la comprendrons que bien plus tard.

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La sixième case, de même dimension, semble construite en parfaite symétrie avec la précédente. La « caméra » semble tourner autour du jeune porteur, qui n’a probablement pas bougé, tandis qu’Alix et Enak restent au second plan. Ils s’éloignent dans une direction opposée et le dessinateur ne nous montre pas le visage d’Enak. On peut toutefois deviner l’étendue de son chagrin  car le jeune africain le fixe avec intensité. Ce dernier détail me semble exemplaire de l’œuvre de Jacques Martin. En effet, si les personnages y vivent souvent les événements avec passion, le dessinateur ne nous montre ces émotions qu’avec une très grande retenue. On pourrait tout simplement appeler cela de la pudeur.

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 La case suivante reprend la même image, le cadre étant cette fois un peu plus serré autour des personnages.  Les héros restent visibles au loin, en étant toujours observés par le petit porteur, et on finit par se demander quelle est l’intention de l’auteur ?  Se contente t-il d’exploiter jusqu’à la saturation un cadrage original, pour donner du style à son histoire, d’une manière comparable aux longs plans fixes dont se délectait Sergio Leone ? Prépare t-il au contraire un rebondissement narratif, en se focalisant avec insistance sur un personnage ? Une énigme commence à naître et elle ne trouvera sa réponse dans le récit que deux pages plus loin.

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 La huitième case esquisse un début de réponse, en mettant en vedette le petit africain. Son interpellation, apparemment banale, nous indique qu’il vient de changer le programme de sa journée. En fait, ce personnage (nommé Kora) quitte rapidement les artisans pour aller rejoindre sans tarder Alix et Enak. On découvrira plus tard le rôle important que joue Kora joue dans cette aventure. Cependant, le lecteur de la planche ignore encore cela, et aperçoit au premier plan les artisans qui exécutent  leur travail d’une manière imperturbable. A ce stade, il faut se résigner à contempler cette image aussi simple qu’énigmatique, car sa signification n’apparaîtra que bien plus tard.

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 Dans une bande dessinée publiée comme un feuilleton, à raison d’une ou deux pages par semaine, la dernière case de la planche joue un rôle bien particulier. Elle est sensée achever la séquence, bien sûr, mais elle doit aussi annoncer la suite de l’action, en y ajoutant parfois une petite dose de suspense. Dans ce cas précis, toutefois, Jacques Martin n’essaie pas de créer un faux mystère.  Il choisit plutôt d’introduire une nouvelle séquence, et la neuvième case montre le gouverneur Tiburce Carone sur le point de prendre une décision à propos de la mystérieuse statue. L’histoire continue, donc, mais ce changement de sujet n’est pas sans signification. Si le récit de la planche 15 se conclut ainsi à la huitième case, la décision du petit africain devient alors le point d’orgue de la séquence. Vu de cette manière, Kora apparait comme la véritable vedette de cette page, même s’il y apparait d’abord comme un simple figurant. Bien sûr, Jacques Martin n’annonce pas cela de manière explicite, mais en jouant avec virtuosité sur les cadrages et les décors, il crée une mise en scène qui devient pleine de sens.

Que comprend-on finalement à la fin de cette page ? Il est d’abord  évident (comme bien souvent chez Jacques Martin) que l’exposition du décor et du contexte historique joue un rôle de premier plan, non seulement dans un but esthétique, mais aussi dans un rôle narratif. Cette planche montre aussi que les sentiments et les actions des personnages sont décrits avec une certaine distance, et qu’il faut attentivement « lire » les images pour les comprendre. Il apparait enfin que, contrairement à la construction de la planche qui reste relativement sobre, la mise en scène au sein des images se révèle complexe, dynamique et riche de sens. Tandis que les personnages marchent tranquillement tout au long de la séquence, la « caméra » du réalisateur (si j’ose employer cette métaphore) tourne autour de leur parcours en multipliant les plans audacieux, les effets de distance, les cadrages cinématographiques et les allusions énigmatiques. En fait, cette séquence a été longuement réfléchie avant d’être dessinée, et elle nécessite d’être relue pour être bien comprise.  Elle démontre la richesse d’un récit, qui paraissait assez simple au premier abord, et surtout la subtilité de certaines images qui pouvaient sembler académiques.

On réalise alors jusqu’à quel point Jacques Martin était un véritable maître de la séquence d’images. Bien qu’il utilisât un dessin très classique, il maîtrisait avec élégance toutes les possibilités narratives et les techniques picturales de la BD. Les albums d’Alix méritent pour cette raison d’être relus, même si l’on croit parfaitement les connaître, en utilisant à la fois un regard naïf et un œil affuté, pour bien comprendre toutes les allusions, et pour en savourer la finesse esthétique.

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04 mai 2018

Enfants d'Alix et "martinades" : quelques souvenirs

Raymond Larpin, le créateur du forum "Alix, Jhen , Lefranc et les autres" revient année après année sur l'histoire des Enfants d'Alix, des Martinades et des albums parus pendant ces années!

Un vrai travail d'historien et c'est véritablement passionnant! Nous retrouverons très bientôt Raymond Larpin pour une analyse du "Dieu sauvage".

Cliquez sur la photo pour accèder à ce témoignage.

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 Raymond Larpin et Jacques Martin, à Versailles

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02 mai 2018

Alix et Marc Jailloux à Nîmes

C'était le week-end dernier lors des rencontres Romaines de Nîmes.

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 Marc Jailloux et un acteur jouant le rôle d'Alix

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 Marc Jailloux, Jimmy Van den Hautte et Alix

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Alix-Spectacle01

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Lors du spectacle, on voit Alix au premier plan

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30 avril 2018

Alix est mort

Découvrez les premières pages du tome 7 d'Alix Senator, "La puissance et l'étérnité" en cliquant sur l'image!

Alix est mort

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27 avril 2018

Lefranc se mobilise pour la recherche contre le cancer

Olivier Weinberg et Lefranc se mobilisent avec les motards de Moselle pour la recherche contre le cancer.

Pour plus d'infos: http://www.uneroseunespoir.com/

weinberg lefranc

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26 avril 2018

Alix origines

Après Alix jeune, et la vignette avec le loup, voici la troisième image  que nous vous proposons, de cette nouvelle série qui devrait sortir à l'automne prochain.

Ici, la mère d'Alix et sa soeur Alexia??...Dans les romans Alix, sa mère s'appelle Myrdinna, espèrons qu'elle garde le même nom dans Alix origines...

alix origine alix mag

 

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