En 1983 , l'équipe du journal "communication reseaux d'Esso" avait demandé à Jacques Martin d'illustrer la couverture de ce numéro. Il fournit ce dessin en couleur directes.

Un article recensait les bd parlant du pétrole :voici un extrait de l'article, reprenant l'interview de J.Martin. 

lefrancesso

Jacques Martin: " J'avoue, en tant qu'auteur ne pas en avoir fini avec pétrole! D'abord, parce que c'est un produit dangereux. Tout le monde a en mémoire des histoiresde pétrole ou d'essence qui explose, ou qui prend feu. Moi-même, j'ai failli brûler. Mon père était aviateur, et a été gravement brûlé par de l'essence.J'ai vu, pendant la guerre, des avions explosé en vol. Je crois que tout ça m'a marqué. Si le pétrole était inoffensif, il n'aurait sans doute pas la même image dans le public. Mais on dirait que tout ce qui donne de l'énergie est difficile et dangeureux. Regardez le charbon, le gaz, le nucéaire...On dirait que c'est une contrainte de l'homme. Le feu, autrefois, faisait peur de la même façon.Mais en plus, le pétrole est un produit cher. Et qui maintenant , avec les plastiques, a pris une place fantastique dans la vie des individus. On ne s'en passera plus jamais ...alors tout ça traumatise...

Le pétrole est un élément qui a des qualités fantastiques. Il parait qu'il y a toujours des catastrophes dans mes histoires. On a même envisagé de faire une thèse sur "le catastrophisme chez Jacques Martin!" mais moi, vous savez, je ne m'en rends compte qu'après coup. C'est irréfléchi, inconscient. Je ne sais pas ce qu'un psychanaliste en penserait...ça doit correspondre chez moi à une motivation profonde."