Après le mystère Borg, voici la couverture de L'ouragan de feu, signée Régric.  Régric a dessiné les couvertures-anniveraire d'après des projets de Jacques Martin.

Pour Jacques Martin, "une couverture est avant tout une affiche, elle doit se voir de loin, le mieux possible et ce, malgré le format réduit d'une B.D. Elle doit être simple, ni trop chargée, ni trop compliquée afin que l'oeil ne se disperse pas dans les détails superflus. Ensuite, une couverture doit raconter quelque chose car c'est à travers elle que l'histoire se dévoile. Elle doit donner envie au lecteur d'aller plus loin et ne doit donc pas être gratuite. Enfin, il faut veiller à la composition: je suis un fervent amateur du centrage à droite car c'est celui de la lecture instinctive. Nous lisons de gauche à droite. Cette technique est d'ailleurs utilisée par le plupart des grands peintres."

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"La présence du héros est en principe indispensable , mais il n'y a pas de recette établie. L'important est que le héros soit virtuellement présent, qu'on sente sa présence"

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Ce projet de Jacques Martin date des années 1960-61.

"Je ne suis pas contre les changements de couvertures car les goûts évoluent et il ne faut pas tout figer. Un dessin qui était bien en 1950 n'est plus nécessairement d'actualité en l'an 2000. On a raison de changer lorsque c'est nécessaire. Toutefois, changer pour changer, je ne suis pas d'accord. Il faut éviter de suivre les modes. Coco Chanel l'avait bien dit: "Méfiez-vous des modes, c'est ce qui se démode". Et elle avait bien raison!

La mode d'un artiste, c'est lui et ce n'est pas les autres."

Extrait de l'interview réalisée par Thierry Goossens, en 2004  pour l'ouvrage "Projets de couverture", édité par EspaceBD, signé et limité à 400 exemplaires.